Ibanez Airplane Flanger AF 2

L’Airplane Flanger AF 2 est donc le modèle signature du shredder Paul Gilbert. Le look de la pédale est à l’image du guitariste dont elle s’inspire : déjanté et décalé. Design flash 70′s fluo et écriture psyché, votre serviteur est personnellement très  fan de ce look. Le boitier est assez large et robuste, la conception est sérieuse et les footswitchs de qualité. Alimentation 9v (fournie) et connectique standard IN/OUT, true bypass pour le respect du signal et un buzz minimum et 5 potentiomètres de contrôles (ibanez oldschool) pour sculpter le son de l’AF 2 : voila pour le tour de la bête.

4 des 5 potards contrôlent le mode TAXI de la pédale :

- MANUAL : agit sur le delay appliqué au signal. Au plus le delay est court, au plus le son se rapproche d’un effet chorus. Ouvert à fond, c’est total flanger et c’est bien aussi !

- SPEED : contrôle la vitesse de la modulation

- RANGE : permet de colorer le son de la pédale en agissant sur la profondeur l’oscillation de l’effet.

- ENHANCE : contrôle le feedback d’harmonies générées par l’effet. Les settings extrêmes ont tendances à rendre la pédale complètement incontrôlable ! Très fun à utiliser, dommage qu’il ne soit pas possible de connecter une pédale d’expression pour contrôler son action.

Le dernier potard sert à contrôler la vitesse de l’effet du mode TAKE OFF

Niveau son, voyons ce que Paul Gilbert en pense :

TAXI mode

Il y a donc de quoi faire dans cette belle boite ! Les sons flangers et chorus sont très convaincants et on a accès des sonorités que je qualifierai allant de simples à déjantées; notamment avec le bouton ENHANCE qui assure une bonne dose d’amusement et d’expérimentation dans les settings les plus extrêmes.

Les sonorités du Airplane Flanger sont globalement bonnes : cela texturise bien les cleans et se comporte également très bien avec des saturations.  Notez que  l’Ibanez se comporte mieux en début de chaîne d’effets, et (donc) plutot en front que dans la boucle d’effet, juste avant vos éventuelles pédales de saturation (ou la saturation de votre ampli)

Quid du mode Take off ?

Outre la qualité des samples promotionnels de l’AF 2 qui avait retenu mon attention, j’étais très curieux de tester « tant déjanté » mode TAKE OFF. Autant c’est marrant pour chipoter ou emmerder son batteur, autant c’est très peu utilisable en condition live.
Le problème vient principalement du fait qu’on ne sait régler que la vitesse de l’oscillation. Qui plus est, le sweep continue même lorsqu’on désactive le TAKE OFF. J’aurais trouvé ça plus pratique que l’effet décolle (= soit dans sa phase ascendante) à chaque activation; ça aurait permis plus d’utilisation que le mode actuel qui, lorsqu’il s’active, prend le sweep où il en est (que ça soit en phase « ascendante » ou « descendante » de l’effet). Ce n’est pas que l’effet descendant n’est pas utile ou « sympa » en soi, c’est qu’il est fréquent que l’utilisation de ce type d’effet soit assez aléatoire et difficilement conjugable avec un flux constant de progression. En ayant un décollage à chaque activation (dont la vitesse de progression aurait été réglable via le potard dédié), cela aurait permis une utilisation plus pratique pour des bridge et autres transitions. Au final, ce mode TAKE OFF se révèle plus gadget sympa qu’une fonctionnalité à part entière.

Bref, Cette petite Ibanez signature Paul Gilbert est une excellente pédale qui permet très bonne exploration des effets Flange / Chorus, avec en bonus une petite fonction bien barrée, juste pour dire ;-)

A tester dès à présent au magasin pour vous faire votre propre opinion !

Ibanez Airplane Flanger 2


Novation Ultranova

L’ULTRANOVA, de Novation, est un synthétiseur à modélisation analogique de la série NOVA  qui intègre un puissant processeur d’effet.

Mono timbral et composé de 3 octaves de touches sensibles à la vélocité et à la pression, l’ULTRANOVA repose sur l’architecture du célèbre SUPERNOVA II en y intégrant les dernières avancées technologiques. Au programme des nouveautés on retrouve un moteur de synthèse intégrant une multitude de formes d’ondes, des filtres aussi propres que puissants, trois oscillateurs et surtout, un mode « touch » qui donne accès complet aux contrôles vos paramètres en temps réel.
Il suffit de toucher un des potentiomètres du clavier (sans forcément le tourner) pour activer l’effet désiré. Les possibilités live de la machine sont bien réelles ! Il suffit de sélectionner l’élément à modifier (oscillateur, filtre, mode, enveloppe, LFO, modulation, effet, vocodeur, ..) ; le LCD affiche alors une rangée de 8 paramètres, que l’on modifie instantanément avec les 8 potards tactiles. On a difficilement fait plus plug’n'play !

Pour plus de facilité, Novation a également prévu un éditeur logiciel pour créer et arranger vos différents sons.

Niveau look, l’ULTRANOVA hérite de la couleur bleue de ses ancêtres et les deux molettes (pitch et modulation) sont rétroéclairées en bleu. On peut choisir de couper cet éclairage, l’activer en permanence, ou faire varier son intensité en fonction de la position des molettes. Quoi qu’il en soit, l’aspect général de la machine est du meilleur effet.
Découvrez la bête dans le showroom et, en attendant, sur vidéo :


Info fermetures


Le magasin sera fermé lundi 25, mardi 26 avril et lundi 2 mai.
Pas de service lutherie sur place avant le lundi 9 mai, par contre vous pouvez encore laisser votre instrument jusqu’à ce samedi, le luthier passera les enlever mercredi 27 avril et les ramènera le 9 mai.

Merci de votre compréhension.


Fast Forward Invasion @ MusikMesse 2011

Pour ceux qui l’ignorent, Le MusikMesse de Francfort est un salon international d’instruments de musique, de logiciels et du matériel pour la musique en général. Autrement dit, c’est LE salon pour les professionnels de la musique en Europe, regroupant tous les grands fabricants, les importateurs européens et autres constructeurs boutiques spécialisés.
Le MusikMesse, c’est surtout l’opportunité pour l’équipe de Fast Forward de découvrir les nouveautés 2011 et de sélectionner les meilleurs produits afin de vous les proposer au magasin.

La majorité des nouveautés ayant été présentées au NAMM un peu plus tôt dans l’année (et relatées dans les sujets à ce propos), il s’agissait principalement de se faire un avis à force d’écoutes et de tests.

Concernant les albums photos, nous vous invitons également à « liker » et/ou vous « tagger » sur les photos des différents produits qui vous intéressent : cela nous permettra d’ajuster si besoin nos commandes et stocks en fonction de vos attentes !

De notre côté, voici les choses principales (nos coups de cœur) que nous retiendrons de notre périple allemand.

Côté batterie & percussions - voir les photos

La grosse découverte du salon, c’est la nouvelle gamme de cymbales Gen16 AE de Zildjian. Une révolution électro-acoustique est en cours chez les batteurs. Pour rappel, il s’agit de cymbales acoustiques à bas volume breveté intégrant un micro, un traitement du signal et une modélisation tonale.
Différentes modélisations des grandes gammes de la marque sont disponibles. Le touché est très proche d’une cymbale traditionnelle, le volume un peu moindre; mais les possibilités de mix acoustique/gen16 absolument géniales. À découvrir très prochainement dans le rockshop !

Autre test concluant : les cymbales Omni de chez Sabian (dont on vous avait déjà parlé ici), qui font bien leur job ! Une cymbale hybride qui en intéressera plus d’un assurément !

C’était également l’occasion d’admirer et de tester la Mapex Black Panther et les différentes percussions (et cymbales!) chez MEINL.

Pour le reste, pas mal nouvelles finitions très variées chez DW Drums , Gretsch, Tama, Pearl et Roland. Y en a vraiment pour tous les goûts ! On vous a prévu une petite sélection en magasin ;)

Plus pour l’anecdote : pour l’apprentissage des débutants et/ou pour le fun des batteurs aguerris, l’aspect jeu vidéo du Roland V Drum Friend JAM nous a beaucoup amusé avec son côté « Drums Hero ». Cela demande un peu plus de budget et de place dans le salon qu’une playstation, mais à défaut, vous apprenez vraiment la batterie (ou vous vous perfectionnez/défiez vos collègues batteurs).


Côté guitares, basses, amplis et effets
- voir les photos

Parmi les très nombreux modèles vus, nous avons été impressionnés par la qualité des LAG série Bédarieux (autrement dit, made in France) : des bois de grande qualité, des micros haut de gamme, une manutention soignée et un look à la fois contemporain et traditionnel : aussi bien les Arkane que les Imperator nous ont beaucoup plu.

Impossible de ne pas parler de la toute nouvelle série Pawn Shop de chez Fender; une des seules vraies nouveautés du salon.
La série est composée des modèles :
- Fender ’51 (corps de stratocaster, manche telecaster, micro simple Texas Special + Humbucker Fender Enforcer),
- Fender ’72 (idem 51, sauf corps semi-hollow avec ouïe et Fender Wide Range en micro neck à la place du simple),
- Fender Mustang Special (2 humbuckers Enforcer + commutateurs et sélecteur pour un total de 18 sons différents !)

Schecter, Cort, ESP/LTD et Fernandes ne sont pas en reste avec des modèles guitares et basses aux formes parfois surprenantes, mais toujours innovantes et de bon gout.

VGS (Visions in Guitar) a exposé plusieurs guitares équipées du nouveau système d’accordage : l’EVERTUNE BRIDGE. Il s’agit d’un chevalet ayant pour capacité de garder votre accordage quelles que soient les circonstances. Parmi les utilisateurs, on peut déjà référencer Slash, John 5, Steve Vai, Graham Nash ou le producteur Phil Gates. Pour expliquer le concept, une petite vidéo de ce dernier vaut mieux qu’un long pavé ;) Notez que ce système est également disponible séparément. (NDLR Votre serviteur est déjà conquis, je ne vous le cache pas.)

En acoustique, Taylor (classique…) et surtout Ortega nous ont conquis avec des modèles soignés, aux composants haut de gamme et formes originales.

Du côté des effets, on notera la très prometteuse série TonePrint de chez TC Electronic, pas mal de créativité du côté nouveautés de chez Electro Harmonix (notamment le Killswitch; vraiment fun !), Ibanez qui présente plusieurs pédales dans la série 9, dont une Tubescreamer optimisée pour basse. À noter encore le GR55 Guitar Synthesizer de Roland/Boss qui ouvre grand la porte aux expérimentations sonores et un relooking chez Tech21.

Chez les constructeurs d’amplis, on note une tendance globale à la déclinaison. Soit en terme de puissance, comme chez Mesa Boogie ou Fender qui proposent des versions plus puissantes de leurs têtes TransAtlantic (Mesa) et SuperSonic (Fender). Marshall et Orange jouent quant à eux la déclinaison de couleurs avec une version rouge du Class5 (Marshall) et une version noire de la Tiny Terror (Orange) : le Dark Terror. A noter aussi une édition limitée « Union Jack » chez Orange, très catchy ! Miam !


Côté Claviers, Home Studio et DJ
- voir les photos

Le FP4-F et le Jupiter 80 étaient sur le stand Roland.  Le Jupiter 80 est un synthé destiné au live avec arpégiateur et incorporant la technologie SuperNatural pour une meilleure qualité des sons acoustiques. Le FP4-F, le dernier de la famille FP, intègre également la technologie SuperNatural ainsi qu’un clavier « ivory feel » pour un touché digne des plus grands pianos.

Chez Nord : les (magnifiques) Electro 3 et Stage 2 étaient présentés (modèles que nous avons déjà eus (et vendus) au magasin en exclusivité !). On reste dans de la valeur sure : superbe son, moult possibilités et touché très agréable. (NDLR Le chouchou du pépère ;) )

C’est le Kronos qui nous a le plus impressionné parmi les nouveautés Korg. Un beau clavier avec un gros disque dur (30go, dont 12 de samples) et une mémoire virtuelle améliorée pour les transitions de sons et l’utilisation en simultanée de plusieurs moteurs de synthèse. L’écran tactile en couleur rend la programmation vraiment très accessible.

Pour terminer sur les claviers, Kurzweil a présenté la nouvelle série SP4 (stage piano) ainsi qu’un nouveau PC3K8 (production station).

Tascam et Roland nous ont gratifiés d’une série d’enregistreurs et « entraineur » (trainer) avec différentes options aussi pratiques que faciles à utiliser. Notamment le Micro BR chez Roland et enregistreurs de poche de la série DR de chez Tascam.

Pour les chanteurs, TC Electronic a décliné une série de pédales VoiceTone issue du multi effets VoiceLive 2. Même qualité, mais utilisation plus ciblée.

À noter également pas mal de nouveauté chez Blue (Yeti Pro (micro USB et XLR), Reactor (multi pattern) et Sennheiser (le MK4, micro à condensateur à large membrane).

sE Electronics présentait son nouveau système d’écoute « The Egg », des baffles en forme d’œuf offrant un excellent rendu. Puissance de 2x50w.

Behringer sort une console de mixage personnel, le powerplay 16. (assez haut de gamme faut il préciser; ou du moins, à un tarif où on n’attends pas spécialement la marque) qui va grandement faciliter la vie en studio et live ! Il permet à de monitorer le son de l’ensemble du groupe depuis l’interface où que l’on soit (sur scène par exemple) sans passer par l’ingé son. On gère ses retours comme on l’entend.


Une dernière fois pour la route :  n’hésitez à « liker » et/ou vous « tagger » sur les photos des différents produits qui vous intéressent sur les albums facebook !


Magasin fermé du 6 au 9 avril


Votre magasin Fast Forward sera exceptionnellement fermé ce mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 9 avril.
Nos portes s’ouvriront à nouveau le samedi 10 avril, de 13 à 19h; comme d’habitude.

Merci de votre compréhension.


Percus électroniques : petit apercu

Amis batteurs, percussionnistes ou musiciens, voici un petit tour de ce que nous avons à vous proposer pour constituer votre kit expérimental, booster votre kit « classique » ou simplement profiter des joies des pads.

L’Octapad de chez Roland :

L’Octapad offre aux batteurs et aux percussionnistes l’équivalent d’une installation électronique complète dans un instrument compact tout-en-un. 8 pads, des dizaines de sons très facilement éditables et une approche très plug’n'play (tu branches et tu cognes) : qualité, facilité et maniabilité résume bien l’appareil.

Les 4 entrées bi-capteurs plus une entrée pour charleston permettent d’ajouter des pads pour créer une mini-batterie ou recevoir des signaux de pilotage d’une batterie acoustique. Concrètement : en mettant des triggers sur vos futs et en les reliant au pad, vous pouvez enregistrer en midi directement. Ce n’est donc pas « juste un pad », mais bien un vrai outil complet pour les batteurs.

Le Performance Pad d’Alesis…

Même concept que l’Octapad : Le Performance Pad se compose de 8 pads sensibles à la vélocité et possède également des entrées pour les pédales de kick et hit-hat externes. On retrouve  plus de 500 sons, une boite à rythme intégrée… Tout ce qui faut pour élargir vos horizons sonores ;)

… et son petit frère le Percpad

Les quatre pads du PercPad d’Alesis sont sensibles à la vélocité, et l’on y trouve une entrée Kick, et des différents sons de percussion et de batteries électroniques et acoustiques qui peuvent être édités et assignés à n’importe quel pad ou à l’entrée Kick.

Le petit frère du Performance pad en somme.

Le Wavedrum de chez Korg

Le Wavedrum est un pad de percussion doté d’une vraie peau (!!) qui vous permet aussi bien de jouer avec la paume de vos mains qu’avec vos doigts, avec des baguettes et même des balais. Le Wavedrum est sensible à la pression ainsi qu’aux actions d’étouffements; ce qui est très utile pour faire varier des sons comme des congas ou timbales. Le cerclage possède son capteur et fait preuve d’un réalisme impressionnant. Il est même doté d’une surface qui rappelle celle d’un Guiro

La machine possède 100 presets d’usine couvrant ainsi des sons allant de percussions « classiques » (congas, tablas, timbales), de batterie (caisse claire, tom,…) ou des sons modernes (type DJ’s, synthétiseurs etc..).  A coté des presets usines, il y a 100 presets utilisateur qui vous permettront de configurer tous les sons du Wavedrum comme bon vous semble. Pitch, Decay, Reverb, Delay, l’intensité de la courbe, la sensibilité, … vous avez accès à tout !

Notez les percussions de l’Orient et Moyen-Orient s’ouvrent désormais à vous grâce à la version Orientale du WaveDrum (rouge). On y retrouve notamment des sonorités de Darabuka, Danhola, Drinkga, Sagat, Riq, Def, Tar, Bendir, …

 

Roland HPD 10

Dans la lignée des Wavedrums, le HPD10 officie dans le monde des percussions manuelles électroniques. Plus de 400 sons, 10 pads individuels détectant la pression, le (toujours très amusant) contrôleur D Beam pour gérer les effets, le volume ou les sons.
Comme sur l’Octapad, vous pouvez brancher un déclencheur de grosse caisse (en option) pour piloter un son supplémentaire ou un commutateur au pied pour piloter le charleston.

La pédale d’effet MEINL

La pédale d’effet sobrement dénommée FX Pedal permet d’obtenir 10 sons différents : Kick Bass, Cyber Kick, Tribal Bass, Straight Tambourine, Double Tambourine, Clave, Hand Clap, Dry Cowbell, Straight Cabasa, Double Cabasa. Le tout dans un solide boitier d’acier et de chêne, de fabrication Allemande, alimenté de manière standard et pourvue d’une sortie mono/stéréo. Voici l’opportunité d’ajouter un son supplémentaire, déclenchable au pied, à votre kit !

 

Passez donc jeter un œil sur notre kit hybride électronique/acoustique, ca pourrait vous donner des idées…Une caisse claire, quelques pads, des cymbales d’effets, cowbell, tambourin, … Voilà bien des combinaisons innovantes pour tout amateur de percussions qui se respecte ! Avec ça, vous n’aurez jamais l’impression de tourner en rond avec votre matériel ! Garanti !


Choisir ses cordes

Petite immersion dans l’univers des cordes afin de vous aidez à faire le meilleur choix possible en matière de cordes. Ce qu’il faut savoir, ni plus, ni moins.

Acier, Nickel, Mix et Dérivés

Les matériaux pour construire les cordes sont généralement soit l’acier, soit le nickel, soit une combinaison des deux.

Cordes en acier inoxydable (Stainless Steel) : beaucoup de présence sont très précises. L’acier leur confère à la fois une bonne conductivité et une mise en avant des aigus.

Cordes en Nickel (Nickel Wounded) : le nickel n’est en réalité pas assez résistant pour être l’unique composant des cordes dites « pure nickel ». Il est souvent mélangé avec de l’acier pour faire un alliage, ou utilisé comme une « gaine » autour de l’ame de dans les cordes filées (voir plus bas). Les sons sont plus chauds mais un peu moins précis que ceux procurés par des cordes en acier.

Cordes en acier plaqué nickel (Nickel Plated) : On se rapproche de la sonorité des cordes en acier inox, un peu moins brillante, mais plus chaude et ronde. Le nickel servant surtout à augmenter la longévité des cordes (en évitant la corrosion par exemple) dans ce type de cordes.

Alliages expérimentaux : Les constructeurs se laissent aller à différents alliages pour trouver toujours un meilleur compromis entre précision, chaleur, longévité et confort.
Composés très souvent (pour ne pas dire toujours) à partir de l’acier et du nickel apportant respectivement précision et rondeur, ces alliages expérimentaux intègrent également d’autres éléments comme de l’argent, du bronze, du cuivre, du tungstène ou autres polymères sortis de leur département de recherches (continue reading…)


Fuzz Factory – présentation et mode d’emploi

Fuzz Factory – Bien plus qu’un Fuzz

Très joliment décorée à la main et solidement protégée par une couche de vernis, la Fuzz Factory se présente sous la forme d’une petite boite verte aux inscriptions psychédéliques multicolores. Un stompswitch d’activation et 5 contrôles permettent de partir à l’exploration du fuzz :

- Volume :
contrôle le niveau de sortie. Intéressant de noter que l’étagement du volume peut paraître déroutante du fait que la majorité des réglages fuzz sonnent fort à 9h-10h. Que faire du reste de la course du potard ? Je pense à quelques utilisations comme dans le cas où le Comp est ouvert à fond et que l’on désire exploiter ces sonorités « buzz » à plus fort volume. Certes certains y trouveront à redire, mais peu importe pour ma part tant que j’ai une réserve de volume suffisante pour toutes les utilisations. Autre détail à prendre en considération la Fuzz Factory ne fait QUE des fuzz. En effet, le drive et le volume au minimum vous donnent déjà un taux de saturation énorme.

- Gate :
agit comme un noise gate en coupant progressivement toutes une série de buzz, larsen et autres bruits générés par les presets les plus extrêmes. Très utile pour épurer quelque peu le signal et ne garder que les « parasites » de la tonalité (globale) désirée.

- Comp :
pour compresseur. Ajoute progressivement les attaques caractéristiques d’un compresseur au son fuzz initial plutôt ample et gras (lorsque le potard comp est fermé). Cette fonction prend tout son sens lorsque le potard Stab est en début de course et que le son est totalement barré et permet également de rajouter d’avantage de dynamique à pas mal d’autres setting.

D’autre part, on obtient des « buzz » lorsque le Comp est à fond. Si cela peut paraître peu utile à la pédale, cela prend une autre dimension dans le cadre d’un pedalboard ou la Fuzz Factory est en début de chaîne. Dans ce cas, les buzz texturent à merveille d’autres sonorités de saturation en aval.

- Drive :
augmente le taux de distorsion. A noter (encore une fois) que même au minimum le taux de saturation est conséquent.

- Stab :
contrôle la stabilité du signal fuzz. Lorsqu’il est à fond, le Stab rend un fuzz caractéristique

zvex fuzz factory

Ces contrôles servent à piloter le circuit à l’intérieur de la bête, composé notamment 2 transistors germanium « new old stock » des années 60 qui lui donne ce grain « craquant » particulier. Les résultats sont très variables : l’appellation Fuzz Factory (littéralement usine à fuzz) n’est pas usurpée ! Des sons plus standards (avec le stab à fond généralement) à des beep, buzz et autres délires fuzz-maniaques : tout est envisageable. On a un gros drive et beaucoup d’harmoniques générées. Pour peu, on laisserait sonner une corde et on ne chipoterait qu’avec la pédale !

Les potards interagissent énormément entre eux, il est donc nécessaire d’expérimenter un peu avant de trouver la bonne couleur tonale. A ce sujet, on pourrait regretter l’absence d’un potentiomètre de tonalité car dans bien des settings, la Fuzz Factory s’avère être assez aigüe (voire criarde). Certes la tonalité se règle avec l’ensemble des potards (en fonction de ce qu’on « coupe » ou « compresse » etc…) mais une bonne EQ intégrée aurait simplifié les choses. C’est son caractère. C’est tout.

Difficile de décrire un ou l’autre type de son, tout ce que je peux garantir c’est un grain époustouflant ainsi qu’une créativité débridée par les possibilités ! Une belle réussite qui ouvre (très) grand les portes de l’expérimentation.

Quelques exemples dans ces vidéos (notez que même Zack dit « J’essaye depuis un bout de temps de trouver une bonne description pour cette pédale mais je n’y parviens pas… alors donc on va chipoter » – IT DOES WACKY STUFFS) : jetez une oreille sur Youtube et venez tester dans le showroom !

Pour terminer, voici quelques exemples de presets que j’affectionne particulièrement (setting horaire dans l’ordre : Gate – Comp – Drive – Stab) :

OD/Fuzz : 7h – 7h – 7h – 5h (tout fermé sauf le stab à fond – idéal pour commencer)
Crackle : 1h – 8h – 3h – 3h
Smashing : 2h – 9h – 5h – 10h
Radio Fuzz : 7h – 10h – 12h + stab entre 11 et 3h selon tonalité désirée
Muse-like : 2h30 – 3h15 – 5h – 5h
Muse-like 2 : 7h – 7h – 5h – 5h
Stoogy : 3h – 7h – 3h – 5h

Bon amusement !


ZVEX Box of Rock – distorsion et boost

Fast Forward est heureux de vous annoncer l’arrivée en magasin de deux modèles phares de la gamme Zvex : la Box of Rock et la Fuzz Factory.
Fondé par Zachary Vexter, ZVex est certainement l’une des marques d’effets initialement « boutique » la plus grand public. Si la distorsion Box of Rock s’est imposé d’elle même comme best-seller, la Fuzz Factory aura pu bénéficier de la renommée de Matt Bellamy (Muse) pour appuyer sa diffusion planétaire. Les deux pédales possèdent quelques caractéristiques communes, à savoir les mêmes solides boitiers, une alimentation 9v (ou pile) ainsi qu’une conception entièrement analogique et un true bypass.
Intéressons nous pour commencer à Box of Rock.

Box of Rock : the JTM45-in-a-box

Comme l’annonce l’amusante notice accompagnant la pédale, la Box of Rock est la combinaison d’un boost et d’une distorsion Marshallesque. Le but de Zachary Vexter était de reproduire le son de son ampli fétiche poussé dans ses derniers retranchements, à savoir le Marshall JTM 45.

Bref rappel : créé en 1963 par Jim et Terry Marshall sur base du Fender Bassman Tweed, le JTM 45 est une copie européenne de l’ampli américain (avec comme différence notamment l’usage de lampes KT66 à la place de 6L6). Cette copie évolura par après en JTM 50 Plexi, équipé en EL34 et d’un nouveau circuit changeant radicalement le caractère de l’ampli. Le JTM 45 est donc plus proche des sonorités Fender que du son Marshall traditionnel.

Le boitier est muni de 4 contrôles :  2 volumes (l’un pour le boost et l’autre pour la disto), un Tone (tonalité) et un Drive (taux de distorsion). 2 stompswitchs permettent d’activer soit le boost, soit le circuit baptisé « distortron » par l’auteur de la pédale.

On retrouve la chaleur d’un overdrive naturel d’un ampli à lampe chauffé à blanc. Harmonies et beaux médiums sont au rendez-vous. La tonalité joue activement son rôle et, grâce au contrôle très progressif du gain, permet beaucoup de nuance dans le son. Les sonorités chaudes (bis) et crémeuses sont idéales pour le blues rock, rock vintage mais nécessiteront l’apport d’une ou l’autre pédale (comme une OD808) pour « reserrer » le grain et sonner plus moderne, incisif. La pédale est également très sensible aux variations de volume de la guitare : on contrôle d’autant plus précisément son taux de distorsion.

Pour décupler les possibilités de la pédale, Zack a paré sa pédale d’un boost par défaut. Lorsqu’il est activé, ce dernier colore très agréablement le son : un peu de bas medium et médiums qui donnent une présence supplémentaire. Je l’apprécie particulièrement pour améliorer mes cleans !
Couplé au distortron, le boost sert efficacemment à placer des plans leads dans le mix. Il gonfle le son sans modifier le grain : c’est agréable de rester dans la même plage sonore. Attention cependant de ne pas le mettre trop fort, le son n’est plus exploitable dans certains settings trop distordus.

Box of What ?

L’appellation Box of Rock laisse quelque peu perplexe quand on a eu l’occasion d’entendre l’aspect vintage des sonorités proposées ici. Passé ce détail marketing, cette pédale 2 en 1 est une vraie réussite.

Polyvalente, dynamique et chaleureuse, elle magnifiera le son de votre ampli lampes à tous les coups. Elle s’insère parfaitement dans une chaîne d’effets et se marie également très bien avec d’autre(s) saturation(s) pour obtenir un grain plus moderne.

Venez la tester !


ProCo Rat 2

Proco RAT 2
Presque aussi mythique que la Boss DS1, la polyvalente ProCo RAT 2 fait partie des classiques de la distorsion analogique. Boitier noir solide, IN/OUT, alim 9v (ou pile) et un led placée au centre du A de RAT : pas de fioritures : c’est propre/sobre et costaud.
A l’instar de la majorité des pédales de saturation, 3 contrôles permettent de sculpter le son : Drive, Tone et Volume.

On prend très vite conscience de la vaste gamme de sonorité disponible : léger crunch feutré bluesy ou plus clair « funky », disto grasse hard/rock voir fuzz acide, beaucoup de styles sont envisageables avec cette pédale.

Le scope du filtre permet de passer à des sons très criards (voir carrément citrique) à des disto beaucoup plus propres (voir carrément feutrées à l’autre extrême). Pour sa part, le Drive modifie considérablement le grain de la saturation et il est de bon ton de l’utiliser avec le filtre tant les deux potards interagissent sur le résultat produit. Le son est chaud et la dynamique est bonne, pour son prix, on n’est pas volé sur la marchandise !

A noter que dans le cadre d’un pedalboard, la RAT aime être gonflée par une OD808 en amont (comme presque toutes les pédales en fait…) et s’accommode très bien du fait d’être un boost pour d’autres pédales de satu, aussi bien en amont (où, selon le dosage du filtre, on met en avant l’une ou l’autre fréquence) qu’en aval (où sont petit côté acide boost a merveille des OD bien médiums (british/marshall-like)

Démo de la bête (de Gearwire.com) :


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