Fuzz Factory – Bien plus qu’un Fuzz
Très joliment décorée à la main et solidement protégée par une couche de vernis, la Fuzz Factory se présente sous la forme d’une petite boite verte aux inscriptions psychédéliques multicolores. Un stompswitch d’activation et 5 contrôles permettent de partir à l’exploration du fuzz :
- Volume :
contrôle le niveau de sortie. Intéressant de noter que l’étagement du volume peut paraître déroutante du fait que la majorité des réglages fuzz sonnent fort à 9h-10h. Que faire du reste de la course du potard ? Je pense à quelques utilisations comme dans le cas où le Comp est ouvert à fond et que l’on désire exploiter ces sonorités « buzz » à plus fort volume. Certes certains y trouveront à redire, mais peu importe pour ma part tant que j’ai une réserve de volume suffisante pour toutes les utilisations. Autre détail à prendre en considération la Fuzz Factory ne fait QUE des fuzz. En effet, le drive et le volume au minimum vous donnent déjà un taux de saturation énorme.
- Gate :
agit comme un noise gate en coupant progressivement toutes une série de buzz, larsen et autres bruits générés par les presets les plus extrêmes. Très utile pour épurer quelque peu le signal et ne garder que les « parasites » de la tonalité (globale) désirée.
- Comp :
pour compresseur. Ajoute progressivement les attaques caractéristiques d’un compresseur au son fuzz initial plutôt ample et gras (lorsque le potard comp est fermé). Cette fonction prend tout son sens lorsque le potard Stab est en début de course et que le son est totalement barré et permet également de rajouter d’avantage de dynamique à pas mal d’autres setting.
D’autre part, on obtient des « buzz » lorsque le Comp est à fond. Si cela peut paraître peu utile à la pédale, cela prend une autre dimension dans le cadre d’un pedalboard ou la Fuzz Factory est en début de chaîne. Dans ce cas, les buzz texturent à merveille d’autres sonorités de saturation en aval.
- Drive :
augmente le taux de distorsion. A noter (encore une fois) que même au minimum le taux de saturation est conséquent.
- Stab :
contrôle la stabilité du signal fuzz. Lorsqu’il est à fond, le Stab rend un fuzz caractéristique

Ces contrôles servent à piloter le circuit à l’intérieur de la bête, composé notamment 2 transistors germanium « new old stock » des années 60 qui lui donne ce grain « craquant » particulier. Les résultats sont très variables : l’appellation Fuzz Factory (littéralement usine à fuzz) n’est pas usurpée ! Des sons plus standards (avec le stab à fond généralement) à des beep, buzz et autres délires fuzz-maniaques : tout est envisageable. On a un gros drive et beaucoup d’harmoniques générées. Pour peu, on laisserait sonner une corde et on ne chipoterait qu’avec la pédale !
Les potards interagissent énormément entre eux, il est donc nécessaire d’expérimenter un peu avant de trouver la bonne couleur tonale. A ce sujet, on pourrait regretter l’absence d’un potentiomètre de tonalité car dans bien des settings, la Fuzz Factory s’avère être assez aigüe (voire criarde). Certes la tonalité se règle avec l’ensemble des potards (en fonction de ce qu’on « coupe » ou « compresse » etc…) mais une bonne EQ intégrée aurait simplifié les choses. C’est son caractère. C’est tout.
Difficile de décrire un ou l’autre type de son, tout ce que je peux garantir c’est un grain époustouflant ainsi qu’une créativité débridée par les possibilités ! Une belle réussite qui ouvre (très) grand les portes de l’expérimentation.
Quelques exemples dans ces vidéos (notez que même Zack dit « J’essaye depuis un bout de temps de trouver une bonne description pour cette pédale mais je n’y parviens pas… alors donc on va chipoter » – IT DOES WACKY STUFFS) : jetez une oreille sur Youtube et venez tester dans le showroom !
Pour terminer, voici quelques exemples de presets que j’affectionne particulièrement (setting horaire dans l’ordre : Gate – Comp – Drive – Stab) :
OD/Fuzz : 7h – 7h – 7h – 5h (tout fermé sauf le stab à fond – idéal pour commencer)
Crackle : 1h – 8h – 3h – 3h
Smashing : 2h – 9h – 5h – 10h
Radio Fuzz : 7h – 10h – 12h + stab entre 11 et 3h selon tonalité désirée
Muse-like : 2h30 – 3h15 – 5h – 5h
Muse-like 2 : 7h – 7h – 5h – 5h
Stoogy : 3h – 7h – 3h – 5h
Bon amusement !



